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Dix choses insolites sur Waterloo!

 
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Diamant



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MessagePosté le: Jeu Juin 18, 2015 4:00 pm    Sujet du message: Dix choses insolites sur Waterloo! Répondre en citant



Anniversaire des 200 ans.. 18/06/1815 - 18/06/2015 !

Sait-on que la bataille donna lieu aux premiers dommages de guerre ?
Que le panorama de 120 mètres de conférence qui fut réalisé en 1913 sur le site était l’œuvre d’un Français ?
Ce sont toutes ces choses passionnantes qu’on apprend dans Waterloo démythifié (éd. Jourdan), rédigé par un homme qui est une véritable bible waterloosienne, puisqu’il est aussi échevin à la culture de cette ville, Yves Vander Cruysen.


Y eut-il seulement une bataille de Waterloo ?

Évidemment non, et jusque-là, l’endroit avait été favorable aux Français. On s’était déjà battu en 1705, lorsqu’un paysan local rassemblant des troupes civiles mit en déroute l’Anglais Malborough, l’ancêtre de Churchill. La bataille eut assez d’écho pour que Jacques Pastur soit anobli par Louis XIV, ennemi des Anglais.
En 1794, rebelote : ce sont les soldats des généraux Kléber et Lefebvre qui poussent à la retraite les Hollandais et les Autrichiens, ce qui permet l’entrée des Français à Bruxelles.
Séparé de la future capitale belge par la forêt de Soignes, Waterloo en était le verrou méridional, propice à l’engagement militaire.
Le site fut d’ailleurs reconnu dès 1814 par les Anglais, qui étaient donc en pays de connaissance.

Était-ce vraiment une "morne plaine" ?

Qui n’a en tête les vers de Victor Hugo, "Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine ! Comme une onde qui bout dans une onde trop pleine" ?
Le poème "L’Expiation" fut écrit en 1852 alors que Hugo, en exil à Guernesey, n’a jamais visité le site de Waterloo.
Lorsqu’il s’y résout, neuf ans plus tard, avant de rédiger un chapitre des Misérables consacré à la bataille pour lequel il séjourne plus deux mois à Waterloo, il s’aperçoit que le paysage est très vallonné et que des fermes où se trouvaient les Français jusqu’aux positions anglaises, ce ne sont que successions de pentes, jusqu’au mont Saint-Jean.
Mais qui a dit que la poésie devait être véridique pour perdurer dans les mémoires ?

Qu’a dit effectivement Cambronne ?

La réponse se trouve dans la remarquable exposition du musée Wellington de Waterloo intitulée "Napoléon, Wellington, destins croisés".
On y montre l’article du Journal général de France daté du 24 juin 1815 où Bolison de Rougemont, persuadé que Cambronne est mort au combat, prétend qu’il aurait répondu aux Anglais alors qu’il se trouvait à la tête de ses troupes : "La garde meurt, mais ne se rend pas."
Cambronne, en réalité prisonnier des Anglais, a même droit à une nécrologie de son vivant.
Dans la foulée, d’autres chroniqueurs pratiquent la surenchère et lui attribuent une autre réponse, le fameux "Merde" qui va lui rester collé aux basques, alors qu’il passera le reste de son existence à démentir ces deux "mots".
Entre la vérité et la légende, le journaliste choisit souvent la légende.

Grouchy a-t-il mangé des fraises ce jour-là ?

Napoléon a imputé sa défaite au maréchal Grouchy, qui n’aurait pas suivi d’assez près les Prussiens après la victoire à Ligny l’avant-veille de Waterloo.
Or, les ordres donnés par Napoléon, mal en point durant ces journées, étaient assez flous.
Les Prussiens laissent un corps d’arrière-garde en guise de leurre tout en envoyant d’autres troupes vers le site de Waterloo.
Grouchy en est en effet au dessert lorsque le général Gérard lui annonce une canonnade au loin, venant de l’ouest.
Grouchy s’en tient aux ordres, poursuivre les Prussiens, et refuse de se remettre en route avec ses 30 000 soldats.
Il serait de toute façon arrivé trop tard.
Ce refus d’engagement lui permit toutefois de remporter la bataille de Wavre contre de faibles effectifs prussiens et d’effectuer une très honorable retraite jusqu’à Givet, où il s’enferma dans le fort de Charlemont.
Cette résistance permit à la France, lors du second Congrès de Vienne, de conserver cette enclave dans son territoire.
Le bicentenaire marque chez les Wallons une certaine volonté de réhabiliter Grouchy puisqu’une route Grouchy va être inaugurée, au même titre que la route Napoléon.

Qui est le général Bourmont ?

Ce général ancien chouan devait arriver en renfort de Napoléon avec 20 000 soldats.
Royaliste, il avait d’abord rallié Louis XVIII avant de se ranger derrière l'empereur durant les cent jours.
Mais l’acte additionnel à la Constitution voté quelques jours avant la bataille heurte ses convictions et au dernier moment, il rejoint le camp ennemi, sans toutefois combattre à leurs côtés ou leur révéler certains plans, comme on l’a souvent affirmé.

Les pérégrinations de la jambe de Lord Uxbridge.

Il commande la cavalerie anglaise et perd sa jambe lors des combats.
Son amputation a lieu dans la maison Pâris où cette famille enterre la jambe au pied d’un arbre, devant lequel ils érigent une stèle.
Un petit musée est ouvert dans la maison.
Uxbridge y revient par deux fois, mais en 1878, son fils cadet, Paget, s’aperçoit que les héritiers Pâris exposent sous une châsse la jambe qui a réapparu suite à un orage qui a déraciné l’arbre.
Il apprend aussi que la ferme et la collection allaient être mises en vente. Une bataille diplomatique oppose la Grande-Bretagne et la Belgique, à l’issue de laquelle les Pâris doivent réenterrer la jambe.
Mais ils ont enfoui d’autres ossements et les véritables restes de la jambe sont rapatriés à Bruxelles dans la famille Pâris, chez Louis, devenu conservateur en chef de la Bibliothèque royale de Bruxelles.
À son décès, sa veuve, choquée, décide de balancer les reliques dans une chaudière, on est alors en 1934.
Depuis, le musée Wellington a reçu de la famille Paget une des jambes de bois de Lord Uxbridge qu’elle expose fièrement.

Waterloo n’est pas une victoire anglaise.

Si l’on dresse le bilan de la composition des troupes qui ont vaincu Napoléon, on arrive seulement à 30 % de soldats anglais.
Le reste des effectifs était composé de Hollandais, de Belges et surtout de soldats allemands venant de Brunswick, Osnabrück et Hanovre.
Il s’agit donc surtout d’une victoire germanique.


D’où vient le Lion qui couronne la butte ?

On oublie que Waterloo fut situé jusqu’en 1830 dans le territoire du royaume hollandais.
Le prince d’Orange ayant été blessé lors de la bataille, on décida d’ériger un monument en son hommage.
On éleva la butte spectaculaire qui accueille aujourd’hui les visiteurs, terminée en 1826, quatre ans avant l’indépendance de la Belgique.
Le vertigineux escalier de 226 marches qui mène au sommet et au Lion, emblème de la famille Orange-Nassau, fut installé en 1863.

Combien de Waterloo existe-t-il dans le monde ?

124, dont la plupart ont été fondés par des vétérans britanniques de la bataille, qui avaient été démobilisés après le Congrès de Vienne et reçurent des terres dans les colonies britanniques.
C’est ainsi qu’on en trouve douze au Canada, vingt-cinq en Australie, deux en Irlande, quatre en Jamaïque, deux en Sierra Leone, un à Trinidad, et un au Zimbabwe.
Un grognard de Napoléon en fit de même dans un hameau breton, près de Quimper.
Il existe depuis 1996 une Waterloo connection, qui réunit ces communes, présidée par le maire de Waterloo.
Plusieurs Waterloo furent fondés aux États-Unis, souvent lorsque deux villages s’affrontaient.
Un troisième lieu était inauguré au milieu, symbolisant le champ de bataille.

Les visiteurs illustres de Waterloo.

Dès le lendemain de la bataille, le site fut l’objet d’un véritable tourisme organisé venu surtout de Grande-Bretagne.
Les premiers tour-operators, basés à Londres, furent mis en place.
Les rois de Prusse, de Hollande, le tsar vinrent très rapidement en visite. Parmi les écrivains, Walter Scott arriva dès 1815 et fit l’acquisition de la tête d’un géant, qui avait combattu dans les rangs anglais et passait pour le plus grand boxeur de son temps.
L’année suivante, ce fut Byron qui s’en inspira pour son poème "Harold". Stendhal, dont le point de vue de Fabrice à Waterloo, dans la Chartreuse de Parme, est un des morceaux de bravoure de la littérature française, n’est jamais venu et s’inspira d’un des panoramas de la bataille ouverts à Londres.
Baudelaire, installé à Bruxelles, se mit dans les pas de Hugo, suivi quelques années plus tard par Rimbaud et Verlaine, eux aussi Bruxellois. Parmi les artistes les plus illustres, Turner, qui composa une toile intitulée les Champs de Waterloo et… le groupe Abba, qui est venu célébrer sur le site sa victoire à l’Eurovision en 1974 avec la chanson Waterloo !


Source du texte : http://www.lepoint.fr/ Wink



Waterloo démythifié (éd. Jourdan)
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